Un verneuillais à VIAS (Hérault)

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Christophe a profité d’un week-end à Vias pour rouler avec le club local. ilnous conte cette  expérience :

Une ballade dans le vent.

Nous avions prévu de passer le week-end de la Pentecôte en famille à Vias plage, près de Bézier et d’Agde. J’avais déjà emmené le vélo une fois mais je m’étais rapidement perdu. Aussi, j’ai contacté le club cycliste local afin de connaitre les possibles ballades à vélo. Fabrice, le secrétaire du club, m’a alors gentiment convié à leur sortie du dimanche matin.

Me voilà donc au point de rendez-vous un peu avant 8 H, muni de mon mulet (Lapierre Alu) et de ma tunique rouge et blanche. Il fait soleil, pas un nuage à l’horizon mais un vent de terre souffle déjà. Il y a une quinzaine de cyclistes et d’autres arrivent les minutes suivantes. On se serre la main ; quatre féminines viennent même me faire la bise. Sympa ce club !

Fabrice vient à moi et me présente son président. Il me briffe rapidement : 2 groupes ; un 1er à une allure sportive sur 100 km et un 2nd à allure plus modérée sur 80 km.

Nous sommes finalement 35 à nous élancer sur les petites routes héraultaises. Je discute avec un toulousain, président d’un club de 140 licenciés, qui vient rouler régulièrement à Vias les week-end ou pendant les vacances. Il me parle de leurs sorties annuelles (tour de corse, de la Sardaigne…) ; bref un gros club…

Nous filons sur des petites routes sinueuses, entourées de vignes et d’oliviers. Le peloton s’étire ; je décide de suivre les premiers. Au bout d’une petite heure, tout le monde stoppe. Les guides respectifs des 2 groupes sont identifiés et chacun repart avec lui. Je suis donc André, le guide du premier groupe. Au bout de quelques minutes, je me rends-compte que nous ne sommes que 8 à le suivre. Il y a là trois autres membres du club facilement identifiables à leur maillot vert et bleu, un cinquantenaire tatoué façon triathlète, un géant avec un vélo d’un autre temps, 2 trentenaires avec un maillot de l’équipe de l’armée de terre pour l’un et de la gendarmerie pour l’autre et votre serviteur. Ça part fort, nous sommes à plus de 30 km/h face au vent et je dois rester vigilent pour ne pas décrocher. Je commence à regretter le petit liquide vert que j’ai bu hier soir au bar du camping. L’allure est vive, les paysages grandioses. Le nom des superbes villages que nous croisons ne m’évoque rien mais les domaines que nous traversons me parlent (Domaine de la Présidente, Mas du Novi, Grès de Montpellier…). Soudain, au bout d’une plaine viticole, se dresse un col avec deux lacets visibles d’en bas. Serait-on déjà au pied des Alpes? Nous montons au train le premier lacet face au vent. J’accélère pour rattraper les deux militaires et nous finissons le second lacet ensemble le vent dans le dos. On attend les autres en haut. Cette montée est surnommée « le petit Ventoux » me dira-t-on plus tard. Je mange une barre céréale mais nous repartons vite dans la descente. La suite est une succession de petites routes au milieu des vignes et de petits villages pittoresques. C’est lors d’une montée dans l’un d’entre eux que je ressens une vieille douleur oubliée à la cuisse. Aïe ! Je fais attention à ma position et mon pédalage. Il reste au moins 1 H 30 pour rentrer. Nous roulons sur une route plus large et venteuse ; je m’abrite et j’attends que ça passe. Nous sommes maintenant sur le retour et nous retrouvons des petites routes dans les vignes. L’allure s’accélère à nouveau. Bizarrement, ma douleur a disparu et je dispute même les bosses avec les deux militaires. Après l’une d’elles, je discute avec le gendarme en reprenant mon souffle, très sympa. Nous arrivons sur Bessan, dernier village avant Vias et producteur d’un rosé du même nom. Ça roule fort en file indienne et le géant (un breton) prend une bordure à cause du vent de trois quart face. J’essaie de le ramener mais je vais être décroché à mon tour ; alors j’accélère pour rentrer et finir avec André à l’avant. Le final se fait au trot. J’en profite pour poser quelques questions sur le club…

Nous arrivons à notre point de départ. On s’arrête, on se salue. Je les remercie pour leur accueil et pour cette superbe ballade et je rentre au camping avec plus de 90 km au compteur à près de 28 de moyenne (pas si mal avec ce vent). Je suis super content, pas fatigué et je me dis que je reviendrai rouler avec le Cyclo Club de Vias.

Christophe G.

Note: Le Cyclo Club de Vias (http://cyclo-club-vias.fr/) est affilié à la Fédération Française de Cyclotourisme. Ils organisent entre autre des randonnées pour les touristes l’été (ils sont assurés spécifiquement pour ça).

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